COVID-19 – Proposition de réponses suite à la conférence de Madame Wilmès

Chers membres

Pour donner suite aux nombreuses questions bien légitimes que vous nous adressez via facebook ou les boites mail de l’union, voici l’analyse que nous pouvons faire après la conférence de presse de Madame Wilmès ce 24 avril 2020.

Une écoute et « ré écoute » de l’allocution ne permet pas d’affirmer un changement quelconque en ce qui nous concerne.
Cherchons donc dans ce qui a été nommé explicitement des pratiques qui se réaliseraient dans des conditions approchantes ou comparables en terme d’organisation pratique .
Il est bien entendu que si l’on se réfère à nos salles de psychomotricité , celles-ci sont aussi nombreuses et différentes qu’il y a de psychomotriciens mais….

Voyons du côté des kinésithérapeutes qui ont été explicitement nommés

« A partir du 4 mai, le dispositif sera un peu modifié. " Les kinés pourront recevoir un patient à la fois (pas de séances collectives). La salle d’attente ne pourra pas être utilisée. Les patients ne pourront pas se croiser. Le port du masque sera obligatoire pour les kinés et pour les patients ",[1]

D’autre part, Madame Wimès affirme sans parler d’échéance particulière
« Il y a d’abord, et depuis le début, la santé a été notre priorité absolue. Nous devons également tenir compte des conséquences sur le bien être des personnes et surtout des personnes les plus vulnérables »

Est-ce à traduire en termes de bien être financier, économique et / ou psychique ?
ce n’est pas précisé.

Est-ce à mettre en lien avec la réponse de Sciensano ( lundi 19-4-2020) ?  :

« Toutefois, la prise en charge de pathologies chroniques et psychiques est considérée comme une activité essentielle. La poursuite des soins n'est possible que si elle peut avoir lieu en respectant les mesures de distanciation."

La première partie de la phrase nous semble suffisamment clair pour nous permettre de poursuivre nos activités avec certains voir beaucoup de nos patients.
La deuxième partie nous met plus en difficulté du fait même de notre spécificité.

Nous revenons donc au bon sens de chacun d’entre vous.
Est il possible dans chacune de vos interventions de proposer un cadre suffisamment sécurisé ?

  1. Plus de salle d’attente ou une seule personne dans la salle d’attente vidée de tout objet (jeux, lecture, ..)
  2. Masque pour le prestataire et si possible pour le bénéficiaire en fonction de son âge, de sa pathologie éventuelle comme le précise ci-dessous le site officiel de la santé publique .

« Qui devra porter un masque ?

Cette recommandation s’appliquera à toute personne qui est en mesure de porter le masque de manière adéquate. Elle ne s’applique donc pas :

  • aux jeunes enfants, qui risquent de mal le manipuler,
  • aux personnes souffrant d’un problème de santé pour lequel le port du masque est contre-indiqué. »[2]

 

  1. Tenue vestimentaire ou surprotection différente du prestataire pour chaque bénéficiaire
  2. Lavage des mains avant d’entrer dans le local et lors de sa sortie(pour le prestataire et le bénéficiaire.)
  3. Désinfection si possible des objets, surfaces et/ ou espacement temporel susceptible d’éliminer le virus de manière naturelle (voir ci-dessous site officiel de la santé publique)

« Existe-t-il un risque d'infection par le biais d’un contact avec des objets et surfaces ?

Ce risque existe mais il est beaucoup plus faible que lors d’un contact direct avec une personne infectée. Dans des conditions idéales, le coronavirus survit en moyenne environ trois heures sur des surfaces et des matériaux lisses (comme les poignées de porte, les rampes, les tables, etc.). Le virus ne survit pas bien sur du matériel absorbant (tel que le carton, le papier, le textile…). Le virus est très sensible au dessèchement, à la chaleur et à la lumière du soleil. Toute personne qui absorbe des gouttelettes porteuses du virus dans la bouche, le nez et les yeux - par contact avec les mains - peut être infectée par le virus. Il est important de se laver les mains de manière régulière et rigoureuse après un contact avec des surfaces et des emballages qui ont été touchés par de nombreuses personnes. » [3]

  1. Espacer les rendez-vous afin de garantir la sécurité sanitaire des lieux (suite point 4)
  2. Evitez les paiements en liquide et donc privilégiez terminaux bancaires ou virements

Voici donc ce que nous pouvons traduire de la conférence de ce vendredi 24 avril 2020.
L’extension de nos activités en termes de travail en groupe n’est pas précisée pas plus en phase 1b qu’en phase 3.
Nous devons donc attendre d’autres précisions en lien avec les stages.

Dès ce lundi 27 avril 2020 , nous interrogerons à nouveau Sciensano en qualité de représentants des membres de l’union.
En effet dans les contacts que nous avons eu, ils précisent que vu la quantité d’interpellations qu’ils reçoivent, ils privilégient le contact avec des organismes représentatifs.

D’autre part, nous vous conseillons de suivre les 2 adresses notées en bas de page, celles-ci vous apporteront des réponses supplémentaires à vos questions.
https://www.rtbf.be/info/societe/detail_deconfinement-secteur-de-la-sante-a-quand-des-rendez-vous-non-urgents?id=10489545&fbclid=IwAR27petmOm8Lq3P2HmTfFxJ7WM_fZmMW8JFRAxOQHC_KVRxS2ZrgMdoAKEQ

https://www.info-coronavirus.be/fr/faq/

Nous vous recommandons aussi de continuer à prendre appui sur le cadre proposé par notre groupe éthique .

Soyez sûrs que nous faisons un maximum pour vous informer, néanmoins n’hésitez pas à prendre appui sur votre bon sens.
La situation est difficile , comme nous le nomme si justement Massimo dans une  carte blanche proposée au guide social :

COVID-19 et psychomotricité : quand le corps en relation devient une menace.

Catherine Leclercqz

Secrétaire de l’UPBPF

[1] https://www.rtbf.be/info/societe/detail_deconfinement-secteur-de-la-sante-a-quand-des-rendez-vous-non-urgents?id=10489545&fbclid=IwAR27petmOm8Lq3P2HmTfFxJ7WM_fZmMW8JFRAxOQHC_KVRxS2ZrgMdoAKEQ

[2] [2] https://www.info-coronavirus.be/fr/faq/

[3] https://www.info-coronavirus.be/fr/faq/