Profil professionnel

INTRODUCTION

Depuis plus de 15 ans, l’Union Professionnelle Belge des Psychomotriciens Francophones a entamé l’élaboration d’un profil professionnel spécifique. Elle a activement participé aux différents lieux où la spécificité du psychomotricien était abordée. Elle a favorisé au maximum les échanges, les synergies et le partenariat entre les professionnels et les formateurs des différentes écoles. Le texte que vous trouverez ci-dessous est issu de ces différentes étapes.

En juin 2009, le Profil professionnel du psychomotricien en Belgique francophone a été approuvé par le Conseil d’Administration de l’Union et le 2 juillet de la même année par le Conseil supérieur de l’Enseignement de Promotion sociale de la Communauté Française de Belgique, secteur Enseignement supérieur paramédical de type court, dans le cadre du Bachelier en psychomotricité. Il va être prochainement légèrement révisé en collaboration avec la fédération des écoles proposant le Bachelier.

PROFIL PROFESSIONNEL DU PSYCHOMOTRICIEN EN BELGIQUE FRANCOPHONE

CHAMP D’ACTIVITÉ :

Le bachelier en psychomotricité intervient dans le champ de la santé, de l’éducation et de la recherche.
En lien avec les autres professionnels, il contribue au développement global de la personne par la prévention, les soins, la thérapie. Il met en oeuvre une méthodologie de l’observation et réalise des bilans psychomoteurs. Il assure des prises en charge individuelles et/ou collectives, des soins et des thérapies.

A travers une démarche spécifique, il favorise l’intégration des fonctions motrices, émotionnelles, cognitives et symboliques de la personne. Il considère le corps, et plus particulièrement la mise en action tonique et corporelle, comme le fondement de la construction psychique.

A partir de son engagement corporel et du dialogue tonico-émotionnel avec son patient, il s’emploie, par des compétences techniques et relationnelles, à construire avec lui des expériences corporelles qui lui permettent d’instaurer ou de restaurer le lien entre le somatique et le psychique.

Ses outils sont notamment des techniques psychocorporelles, des techniques de relaxation, des médiations corporelles, l’expressivité posturale et gestuelle, le jeu corporel, ...
Ses spécificités sont notamment le dialogue tonico-émotionnel, la relation, le processus de symbolisation.

Le psychomotricien intervient au sein d’un établissement ou d’un service ou en tant qu’indépendant.

LES TÂCHES :

  • Assurer des prises en charge individuelles et/ou collectives, dans l’optique d’une collaboration interdisciplinaire,
  • développer une démarche d’interdisciplinarité,
  • observer les potentialités identitaires et relationnelles du patient,
  • détecter les fragilités spécifiques de développement,
  • établir des relations et une communication respectueuses, empathiques avec les bénéficiaires et leur entourage,
  • créer les conditions relationnelles, spatiales et temporelles favorables au développement psychomoteur de la personne à toutes les étapes de la vie,
  • établir un bilan psychomoteur des troubles de la sphère practo-somato-gnosique,
  • prendre en charge des personnes présentant des difficultés d’apprentissages, porteuses de handicaps, de troubles psychosociaux ou de pathologies physiques et psychiatriques,
  • se référer aux processus tonico-émotionnels et relationnels pour aborder les troubles de l’expressivité psychomotrice,
  • développer une intervention thérapeutique se fondant sur les expériences corporelles vécues par les partenaires de la relation psychomotrice,
  • rédiger des rapports circonstanciés de prise en charge adaptés aux destinataires et tenir à jour les dossiers des personnes suivies,
  • contribuer à l’élaboration et à la diffusion d’outils méthodologiques et théoriques spécifiques favorisant ainsi le professionnalisme du secteur,
  • participer à la construction des représentations et des normes collectives constitutives de son identité professionnelle et sociale,
  • confronter son expérience à celle d’autres intervenants en rédigeant des écrits structurés et argumentés,
  • développer une pratique réflexive par l’actualisation et l’adaptation de ses références théoriques, méthodologiques et en termes de pratiques corporelles,
    inscrire son activité professionnelle dans un cadre déontologique et éthique.

LES CHAMPS D’ACTION :

  • Le développement psychomoteur,
  • la stimulation psychomotrice et sensori-motrice dans les interactions précoces,
  • les troubles psychomoteurs liés au retard d’acquisition motrice ou neuromotrice (troubles de la maturation et de la régulation tonique et posturale, ...),
  • les troubles psychomoteurs liés aux troubles de structuration (troubles du schéma corporel, de la latéralité, de l’organisation spatio-temporelle, ...),
  • les dysharmonies psychomotrices,
  • les troubles tonico-émotionnels,
  • les désordres liés à l’inhibition psychomotrice, à l’instabilité psychomotrice,
  • les troubles du comportement ou de la personnalité,
  • les troubles de la représentation du corps, d’origine psychique ou physique (image du corps),
  • les troubles psychomoteurs liés aux assuétudes, aux détériorations post-traumatiques, au vieillissement, aux maladies,
  • les déficiences intellectuelles, sensorielles, motrices ou psychiques, ...

LES DÉBOUCHÉS :

  • Centres d’accueil de la petite enfance
  • Crèches et prégardiennats
  • Services et centres de santé mentale
  • Maisons médicales
  • Structures d’accueil pour personnes handicapées
  • Centres médicaux et hôpitaux (néonatologie, pédiatrie, neurologie, psychiatrie, traumatologie, revalidation, gériatrie, soins palliatifs, …)
  • Centres de réadaptation fonctionnelle
  • Maisons de repos et maisons de repos et de soins
  • Institutions de l’aide à la jeunesse
  • Enseignement spécial
  • Enseignement fondamental et secondaire ordinaire
  • Consultations privées
  • Maisons maternelles
  • Structures d’accueil conjoint parents-enfants
  • Maisons de quartier
  • Lieux d’animation et de loisirs
  • Consultations ONE
  • Centres PMS, …