Découvrez la revue N°10 – Décembre 2012

Sommaire

  • P 5 - Actualités professionnelles - Jean-Pierre Yernaux
  • P 9 - Silence et Parole du corps - Jean-Pierre Yernaux
  • P 10 - La psychomotricité de demain au coeur de l'Europe - Françoise Giromini et Jean-Pierre Yernaux
  • P 21 - Prendre le temps de se regarder pour exister - Christine Gadisseux et Isabelle Vanrie
  • P 25 - Sentiers corporels, chemin de rencontre en unité de soins palliatifs - Isabelle Diard
  • P 31 - Dis, est-ce que je suis toujours autiste ? - Alain Delvaux

Extrait de l'article : PRENDRE LE TEMPS DE SE REGARDER POUR EXISTER

CHRISTINE GADISSEUX, psychologue, consultante, formatrice d’adultes
ISABELLE VANRIE, kinésithérapeute, psychomotricienne

Avant d’entrer dans le vif du sujet, il nous parait important de décrire le cadre et le contexte du travail. En 2008, l’équipe du centre Arnaud Fraiteur situé à Bruxelles, m’a demandé de les accompagner dans une réflexion autour de leurs prises en charge paramédicales.

Ce centre, situé à Bruxelles, accueille une cinquantaine d’enfants de 0 à 16 ans, ils présentent tous des affections neurologiques qui perturbent leur développement moteur. C’est à la fois un centre de jour pour enfants scolarisés (CJES) et un centre d’hébergement (CH) pour 10 enfants. Une équipe paramédicale et éducative entoure les enfants et assure les prises en charge thérapeutiques. Cette équipe travaille en collaboration avec l’école Nicolas Smelten et ses enseignants, école d’enseignement de type 4, située dans notre batiment. Dans l’équipe, deux kinés sont formées à la pratique psychomotrice Aucouturier et proposent, en dehors, des prises en charge individuelles Bobath et des séances de psychomotricité relationnelle en groupe aux plus jeunes (crèche et maternelles).

Cet exposé relate l’expérience pluridisciplinaire avec huit enfants polyhandicapés de l’institution. L’équipe se compose de six paramédicaux, d’une institutrice et d’une éducatrice. Ces enfants étaient pris en charge la plupart du temps de manière individuelle par les différents membres de l’équipe paramédicale, mais celle-ci n’était pas complètement satisfaite de la relation installée avec l’enfant dans ces différentes prises en charge. Les paramédicaux se rendaient compte qu’ils avaient besoin de plus de cohérence entre eux et que les enfants, durant ces traitements, étaient de par leur extreme dépendance, trop souvent morcelés et « objet de rééducation ». C’est suite à ces constats que la direction permit à l’équipe de suivre diverses formations (formation en stimulation basale, en sherborne et en massage sensoriel). La difficulté de communiquer avec ces enfants, l’envie et le besoin de les rendre partenaires dans la prise en charge revenait de faon récurrente et c’est pour cette raison qu’une supervision de l’équipe vit le jour.

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