Découvrez la revue n°19 : L’éthique et le secret professionnel (juillet 2016)

Sommaire

  • P.03 - Editorial - Anne TAYMANS
  • P.04 - Pour un réveil de la praxis ? Quelques pistes en philosophie - François COPPENS
  • P.10 - Déontologie des psychomotriciens - Benoît GRAULS
  • P.15 - L'éthique au coeur de la psychomotricité - Emmanuel RENARD
  • P.22 - Fragments pour une charte éthique de la psychomotricité - Françoise GEMIS
  • P.26 - Reflexions éthiques à propos du cadre thérapeutiqueAnne TAYMANS & Christine GADISSEUX
  • P.34 - How teachers think about psychomotricity - Martin VETTER
  • P.37 - Coin lectures

Extrait de l'article : L'éthique au coeur de la psychomotricité - Emmanuel RENARD

Quelle éthique pour quelle psychomotricité ?

On comprend dès lors que pour la psychomotricité la dimension éthique ne peut pas être une « pièce rapportée » ou un supplément d’âme qui viendrait s’ajouter à des actes professionnels « techniques ; elle est inséparable de l’acte psychomotricien, immanente à celui-ci. Le métier de psychomotricien se donne un certain cadre : une série d’indications, des techniques, un système d’attitudes, etc. Tout cela est important mais, me semble-t-il, second (au sens chronologique, s’entend) par rapport à une double conception de base :

  • Conception de la genèse de l’être humain en tant que tel : il se structure comme individu à travers les échanges qu’il a avec le monde qui l’environne, sachant que cet environnement est d’abord humain (ou indissolublement matériel et humain) et que ces échanges sont portés et vécus corporellement. Autrement dit, la structuration de l’être humain comme individu est portée par son corps, d’emblée et progressivement toujours plus marquée par sa relation avec les autres. Il faut bien sûr penser que ce qui se présente de la sorte pour chacun comme une genèse reste inscrit en lui à titre de structure, avec tout ce que le caractère forcément accidentel en fait de singulier.
  • Conception de l’approche psychomotrice : la mise en jeu corporelle dans un espace d’échange/ relationnel rouvre l’histoire structurante. Dans le fil de la genèse de l’individu, on n’advient à la subjectivité que dans le cadre d’une relation subjectivante, c’est-à-dire celle que le psychomotricien va tâcher d’ouvrir ou de rouvrir en se mettant lui-même en jeu comme sujet corporel.

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