Découvrez la revue N°3 – Juin 2010

Sommaire

  • P 4 - Rapport de l’Assemblée Générale 2010 - Le C.A.
  • P 6 - Le parcours identitaire du psychomotricien - L’actualité professionnelle - Jean-Pierre Yernaux
  • P 8 - Des cubes de la salle aux coussins du salon... un saut perilleux ? - Nicole Huart
  • P 26 - Affects et équivalents du rêve en psychomotricité - Anne Gatecel
  • P 29 - Un espace qui crée des sens - Catherine Leclercqz & Anne Van Den Bril

Extrait de l'article : UN ESPACE QUI CREE DES SENS

CATHERINE LECLERCQZ et ANNE VAN DEN BRIL, psychomotriciennes

Conférence donnée dans le cadre du Colloque Handicom « Psychomotricité par qui ? Avec qui ?
Pourquoi ? », Charleroi, février 2010

Au sein de notre service de psychomotricité relationnelle, nous réalisons une partie de nos prises en charge thérapeutiques dans l’espace Snoezelen.
Nous tenterons au cours de cet exposé, et au travers de deux vignettes cliniques, de cerner en quoi cet espace Snoezelen et sa spécificité sensorielle ont été un atout dans ces deux prises en charge.

Bref rappel de ce qu’est l’espace Snoezelen et son origine :

Cette approche est née dans les années 70 au Pays-Bas pour répondre à un besoin lié à la prise en charge des personnes polyhandicapées. On imagine alors des espaces sensoriels dans un climat relationnel visant le plaisir de la détente. Ce cadre sécurisant facilite la rencontre avec ces personnes polyhandicapées.

Le Snoezelen est une association de deux mots néerlandais : « doezelen » qui induit la notion de douce somnolence, d’un état de bien-être, et « snuffelen », fureter, explorer, flairer … une activité sensorielle. Dès lors, ce qui entre en jeu dans le travail au sein du Snoezelen touche aux stimulations sensorielles.

Les travaux de nombreux auteurs (D. Anzieu, D. W. Winnicott, A. Bullinger, J. Piaget, E. Bick, B. Golse,…) montrent d’une part combien les approches sensorielles participent à construire l’unité corporelle et, d’autre part combien les processus de symbolisation s’enracinent dans les expériences sensorielles, motrices et corporelles. Le sentiment d’identité et les organisateurs de la vie psychique tels que dehors/dedans, moi/autrui, présent/absent,… supposent cette référence aux expériences sensorielles et corporelles.

La salle Snoezelen au sein de notre institution se trouve dans les sous-sols d’un château.
À l’entrée de la pièce, un sas permet de faire transition entre le dehors et le dedans, c’est là que nous enlevons les manteaux et les chaussures. La lumière se présente sous différents aspects : des éclairages doux, une guirlande de couleurs peu intenses, une boule à facette tournante qui offre un contenant mobile comme une sphère de lumière, et une colonne d’eau dans laquelle remontent de bulles d’air colorées et changeantes.

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