Découvrez la revue N°7 – Juin 2011

Sommaire

  • P 4 - Actualités professionnelles - Jean-Pierre Yernaux
  • P 5 - Invitation journée d'étude 2011 « L’émotion, l’agressivité et l’agir en psychomotricité », Namur 21 octobre 2011
  • P 7 - L’agir psychomoteur - Franco Boscaïni
  • P 19 - « Du rêve aux équivalents du rêve dans la vie éveillée… » - Hubert Boutsen
  • P 26 - La spécificité de l’intervention du psychomotricien et de sa formation, au regard des neurosciences (1ère partie ) - Jean-Pierre Yernaux
  • P 33 - INVITATION CONGRES 2012 « Silence et parole du corps », Bruxelles 11,12,13 octobre 2012

Extrait de l'article : DU REVE AUX EQUIVALENTS DU REVE DANS LA VIE EVEILLEE…

HUBERT BOUTSEN, pédopsychiatre
Compte-rendu de l’intervention précédent l’Assemblée Générale de l’UPBPF du 5 février 2011.

Il m’a semblé important de remettre la pédopsychiatrie dans son cadre. Quand des intervenants psychomédico-sociaux font appel à un pédopsychiatre, on fait appel à l’expert (l’orateur montre une marionnette à l’aspect d’un mage).
Parce que l’expert que je suis, qui a fait des études de médecine, qui a une formation en psychiatrie, en psychosomatique, en thérapie familiale, en psychomotricité, a pu accumuler pas mal de connaissances dans son chapeau. Mais j’ai beau être cet expert, au niveau du sommeil de l’enfant, je ne sais pas si un bébé sera un petit ou un gros dormeur. Je ne sais pas non plus quand un bébé passera ses nuits. Au niveau de l’alimentation, je ne sais pas si un bébé sera un gros ou un petit mangeur. Au niveau de sa croissance, je ne sais pas comment il se développera ni quelles seront ses courbes de poids, de taille, de périmètre crânien. Je ne sais pas non plus quand il apprendra à marcher. Je ne sais pas quand un enfant va être propre et apprendre à maîtriser ses sphincters, ni s’il sera un petit ou un gros hurleur. Je ne sais pas non plus quand il apprendra à parler.

Evidemment, en qualité d’expert il est important de se représenter tous ces critères, mais je ne sais pas grand-chose. Je comprends que ça vous étonne un peu, mais comment peut-on mesurer l’importance des rythmes propres de l’enfant ?

Si vous comparez des parents qui gagnent le gros lot, c’est-à-dire un gros dormeur qui passera ses nuits et un bon mangeur, avec les parents qui héritent du petit lot, c’est-à-dire un petit dormeur qui mettra quatre à six mois pour comprendre qu’il ne faut pas faire la java la nuit et dormir le jour, un petit mangeur qui va se demander après quatre ou cinq tétées s’il doit s’arrêter ou continuer, vous constaterez une différence d’état entre les parents qui ont le gros lot et les parents qui ont le petit lot. Cela n’a rien avoir avec les affects et la communication ! Mais cela met en question la manière dont les rythmes des enfants sont reconnus.

Ce que je peux vous assurer en qualité d’expert c’est que plus les grandes personnes respecteront les rythmes propres des bébés, plus les bébés en grandissant s’ajusteront facilement aux rythmes des grandes personnes. Cela pose la question suivante : dans quelle mesure notre société permet-elle aux jeunes parents de prendre le temps d’accorder ce respect aux rythmes de l’enfant ? C’est en tout cas une question que l’expert que je suis peut poser.

Si vous demandez aux parents : c’est quoi un pédopsychiatre ? Je fais appel pour cela à cet autre assistant(l’orateur prend une autre marionnette, à l’aspect d’un diable). Cela ne leur fera pas penser d’emblée que tout va bien. Si on fait appel à un psy, c’est qu’on se demande comment les enfants vont gérer ou gèrent leurs peurs, leur colère ou leur tristesse, la surprise de l’inconnu, le dégoût ? Bien ? Mal ? Diffcilement ? Comment intègrent-ils tous ces éléments ?

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